Un parcours ancré sur le terrain 

Pendant près de dix ans, j’ai travaillé en dans le privé, dans de grandes entreprises, des PME et une entreprise familiale. Des environnements aussi différents que formateurs.

En 2004, deux chemins se sont ouverts en même temps:

 – Je fondais Workolyk Technologies, d’abord pour concevoir des sites web, puis pour accompagner des entrepreneurs dans leur virage numérique. 

 – J’entrais dans la fonction publique québécoise, où j’ai occupé plusieurs rôles pendant dix-huit ans avant de me tourner vers l’analyse d’affaires, en 2022.

Ces dix-huit ans comptent autant que la spécialisation qui a suivi. J’ai traité des dossiers avant de modéliser les processus qui les encadrent. J’ai appliqué des règles avant de les extraire et de les documenter. Quand je lis un processus aujourd’hui, je sais ce que ça donne concrètement pour la personne qui doit l’appliquer.

D’un rôle à l’autre, un fil conducteur: comprendre la situation réelle de la personne devant moi, cerner ses besoins, et proposer des solutions qui y répondent vraiment.

Comment j’en suis venue à  l’intelligence artificielle 

Pas par engouement. Par un intérêt de longue date pour les technologies, la performance et l’optimisation.

J’ai un diplôme d’études collégiales en informatique de gestion, obtenu en 2004. Ce qui m’a toujours intéressée dans ces outils, ce n’est pas ce qu’ils promettent, c’est ce qu’ils font réellement : absorber une part du travail répétitif, accélérer ce qui prenait des heures, libérer du temps pour ce qui demande vraiment du jugement. Encore faut-il savoir les diriger et les challenger. Les capacités de l’IA sont impressionnantes, mais elles le deviennent surtout dans les mains de quelqu’un qui sait exactement ce qu’il lui demande et comment vérifier ce qu’elle répond.

L’occasion de le vérifier pour de vrai est venue avec ma contribution à des travaux d’architecture d’affaires dans des projets de transformation numérique. Fait rigoureusement, sur un périmètre large, l’exercice se compte en centaines d’heures. La question s’est donc posée d’elle-même : est-ce que ces technologies peuvent réellement en absorber une partie ?

Ce que j’en ai retiré en testant : certaines tâches s’y prêtent remarquablement bien. D’autres produisent un taux d’erreur si élevé que l’exercice n’a aucune valeur. Et l’outil se trompe avec exactement la même assurance qu’il a raison, ce qui rend la vérification non négociable.

C’est cette partie-là qui m’intéresse. Pas la façon de formuler une demande à un outil, mais la méthode qui permet de savoir, avant d’investir, si ça vaut la peine de le faire.

Deux terrains, une même lecture 

Mon travail se déploie dans deux contextes aux contraintes opposées.

D’un côté, la fonction publique : des processus complexes, un cadre légal contraignant, une exigence de traçabilité sur chaque décision. De l’autre, des professionnels autonomes et de très petites entreprises, où tout repose sur une seule personne et où la moindre heure investie doit rapporter.

Ce contraste est ce qui m’a appris à distinguer ce qui tient partout de ce qui ne tient que dans un contexte donné. Une méthode qui fonctionne dans un environnement encadré s’effondre parfois chez un travailleur seul, et l’inverse est tout aussi vrai.

C’est ce que j’apporte : pas une maîtrise théorique de l’intelligence artificielle, mais une pratique réelle de ce qu’elle change dans la façon de travailler, et de la manière de décider où elle a sa place.

Ce que je construis en ce moment

Je documente mes essais publiquement, dans TRACES. Ce qui a fonctionné, ce qui a échoué, et surtout comment je l’ai vérifié.

En parallèle, je construis des formations, chacune accompagnée d’un outil qui sert à documenter une décision plutôt qu’à la prendre à votre place. Rien n’est encore en vente. Ce qui sortira en premier sera façonné par ce que les abonnés de TRACES me diront avoir besoin.

Et j’accompagne deux ou trois personnes par année, pas plus. Je fais ce travail en parallèle d’un emploi à temps plein, et je préfère faire peu et bien.

Le numérique déborde du travail

Je peins depuis une vingtaine d’années. Depuis peu, je transpose cette pratique au numérique, dans Procreate, avec les mêmes questions que dans mon travail: qu’est-ce que l’outil apporte vraiment, et qu’est-ce qu’il me fait perdre? La texture qui sert de fond à la page d’accueil est née d’un de ces essais.

Je tiens aussi un blogue culinaire depuis 2020. En comptant le travail, ce sont trois univers sans rapport apparent, sauf qu’aucun ne se laisse faire du premier coup.

Mot de la fin

Les réflexions publiées sur ce site sont les miennes, à titre personnel. Elles n’engagent aucun de mes employeurs ni de mes clients, et ne s’appuient sur aucun dossier ou document qui leur appartient.

TRACES

Inscription à TRACES